4 déc. 2015

Alfredo Jaar. Nous l'avons tant aimée, la Révolution.




C'était la seconde grande expo de l'année au MAC.
Elle mettait à l'honneur un artiste chilien, Alfredo Jaar.
Plutôt connu pour son travail photographique, il avait envouté l'édition des Rencontres d'Arles en 2013. Son travail a parcouru de nombreuses expositions internationales ces quarante dernières années (Biennale de Venise, Sao Polo, Istambul, Seville, entre autres).
Il s'agit de sa première exposition d'envergure en France.


Nous l'avons tant aimée, la révolution. 

Tu te doutes petit Sherlock qu'il va s'agir d'une expo consacrée à la Révolution.
Alfredo Jaar rassemble autour de son oeuvre de verre une collection d'oeuvres d'autres artistes, qui comme lui, aiment à critiquer l'ordre établi, plutôt orienté mouvance des 70ies. Entre autres, il s'est entouré de Buren, de Koudelka et de Yoko Ono pour porter son message.
L'idée véhiculée : Ré-vo-lu-tion. 

Nous l'avons tant aimée, la révolution, c'est avant tout 150 tonnes de verre brisés sur le sol, d'une poésie et d'une beauté folle. Sur lesquels il t'est recommandé de marcher. A l'entrée, tu signes une décharge de responsabilité en cas de soucis lié au fait que tu vas marcher sur des bouts de bouteilles de verre. On inspecte tes chaussures, il t'est interdit d'y pénétrer sans qu'elles soient fermées (mais je n'ai pas vu d'endroit où on t'en prêtait des fermées au cas où tu avais des ouvertes aujourd'hui).

Je suis restée assez circonspecte. J'ai beaucoup aimé l'expérience sensorielle du marcher sur verre. Même si, soyons francs, avec un oedeme persistant à l'astragale, c'était pas l'idéal. Du tout.
J'ai eu la sensation de ne pas avoir saisi dans sa totalité cette exposition, de ne l'avoir qu'effleurée. J'aurais eu besoin d'un guide. Je te conseille donc d'opter pour la visite guidée, pour en apprécier la portée comme les nuances.

Le titre de l'exposition est inspiré d'un livre du même nom, écrit par Daniel Cohn-Bendit en 86, dans lequel l'auteur interview militants et intellectuels du mouvement de 68 à travers le monde.


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Mais aussi...
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Mais visiter la temporaire c'est aussi l'occasion d'apprécier la permanente, qui change tous les ans, s'il faut le rappeler.

Pour ma part immense coup de coeur pour les suspensions Message in the bottle de Jarg Geismar.


Jarg Geismar.


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Alfredo Jaar. Nous l'avons tant aimée, la Révolution. 

4 Juillet 2015 - 10 Janvier 2016

[mac] musée d’art contemporain 69, avenue d’Haïfa – 13008 Marseille


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