13 août 2016

Summer Challenge



Certaines personnes ont l'énergie d'avoir de bonnes idées en ce monde. Parmi elles, on peut compter Victoria du blog Mango and Salt, initiatrice d'un club de lecture virtuel. Faut dire que l'idée est intelligente. Et qu'à part ici, bon courage pour trouver un club de lecture où les participants ont moins de 60 ans. L'échange, l'interaction, la bousculade de points de vues sur une même lecture, c'est toujours intéressant.

Pas forcément très attirée par les sélections mensuelles (déformation professionnelle : si la couverture  ne me séduit pas, c'est dead), je me contentais de zieuter les propositions de lecture en sous-marin, sous le credo "un jour...". Mais ce qui m'a fait franchir le pas, ce qui m'a fait rejoindre le club de lecture Mango and Salt, c'est l'originale idée du Summer Challenge.

L'idée, c'est de lire 5 livres, du 1er Juillet au 31 Août, en fonction de nos propres choix, affiliées aux 5 thématiques suivantes :

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Oublier le quotidien : un livre qui change (un peu) de vos habitudes

Au soleil : un livre qui vous évoque l'été

Dolce Farniente : un gros pavé de 600 pages et plus

Carte postale : une histoire qui se déroule loin de chez vous

De bons souvenirs : un livre d'une ancienne collection #clublectureMS
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Bon, découvrir tout ça à la mi-aout, c'était pas forcément l'idée du siècle. Mais challenge accepted, de moi à moi.








Voici donc mes choix :

Oublier le quotidien  : Un éditeur...voilà ! 
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De la poésie. Je ne lis jamais de poésie. Un éditeur...voilà ! trônait dehors sur l'étagère d'une librairie à Paris. Le titre, le graphisme de la couverture, le sujet, le papier, le prix dérisoire, tout m'a plu chez ce petit livre à la dérive d'une promotion abusive 0,50€.

C'est l'histoire d'un éditeur qui pendant trente ans édita les poètes de Vendée, avant de raccrocher. C'est la fin de la maison d'édition. Et les orphelins du Dé Bleu y vont de leurs mots pour rendre hommage à Louis Dubost, leur éditeur adoré.



Au soleil : La gloire de mon père de Marcel Pagnol
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Et quand on te dit vacances d'été tu penses à ? Marcel Pagnol, et la gloire de son père, en bonne provençale que tu es. Visionné des centaines de fois entre mes 10 et mes 20 ans, c'est toujours dans l'émotion que l'univers estival de Marseille à Aubagne début 1900 me saisit. Je n'ai pourtant jamais lu ses mots sur papier. Mais m'étais promis de le faire. En voici l'occasion, merci Victoria. 

Je l'ai pourtant depuis longtemps dans ma bibliothèque. Piquée dans celle de ma grand mère, il y a quoi, dix ans ? C'est une vieille édition, visuellement rance, un peu cornée. Passée entre les mains de toute la famille. A chérir absolument. 



Dolce Farniente : Le conte de la pensée dernière d'Edgar Hilsenrath  
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Trouvé sur le meuble. Prêté à mon père, par son ami, pour qu'il le lise. Phénomène rare, jolie couverture. Le sujet ? Les arméniens, évidemment. Le nom de l'auteur ? Allemand. Pas d'origines arméniennes, j'ai vérifié. Un non-arménien qui parle des arméniens ? De l'objectivité, enfin ? Ça m'intéresse.

Il essaye de le lire. Il adore les livres, mais n'a pas lu depuis des années. A la réflexion, je ne l'ai peut être jamais vu lire. Il le referme à la page dix. C'est de la merde, il clame. Amateur. Je le lirai moi.

T'as fini le bouquin de Papaz ? Non. Lis-le, dépêche-toi. Je ne peux pas lire 600 pages en trois jours, j'ai une vie, aussi. Il me le réclame. Il te l'a prêté la semaine dernière. Il veut que je lui rende. Arrête. T'en es à quelle page ? A la moitié. Menteuse, même pas au quart. C'est pour que tu me foutes la paix. T'as fini le bouquin de Papaz ? Tu m'emmerdes ! 

Ambiance.



Carte postale : Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson
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Lu quelquepart, je ne sais plus où, une critique qui m'avait donné envie. Présenté comme un roman dans la lignée d'Into the Wild, Voyage au bout de la solitude en français, qui se tient place dans les contrées gelées de Russie, la triple fascination semble être au rendez-vous. J'espère y trouver un effet carte postale / grands espaces, avec cette touche bardoudeur / leather tramp / beat generation qui me parle beaucoup et me plait bien.

Commandé pour l'occasion, un jour de canicule, chez mon libraire préféré Deslivresetvous
High expectations inside !



De bons souvenirs : La princesse de Clèves de Mme de Lafayette
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Dans ma pile à lire depuis cette année, rubrique "classiques". Sorti pour l'occasion, merci Victoria. Pas franchement très réceptive à la brochette temporelle Lafayette / Rambouillet / Sévigné mais connaisseuse de la lignée des Valois depuis un certain séjour dans les chateaux de la Loire, ceux de qui il est question dans le roman #catherinedemedicisforever. 

Acheté chez Cultura, dans un battement de quelques minutes avant une séance de cinéma. Corné dans le sac pendant la projection. 




START !






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