2 sept. 2016

Les Rencontres d'Arles 2016



Cette édition des Rencontres d’Arles s’avère un peu spéciale, cette année. Difficile de déambuler dans les rues à pas soutenu avec une algodystrophie de la cheville. Mais passons, il ne faut pas s’arrêter de vivre, et puis l’occasion était trop belle, je ne pouvais décemment pas accepter de la rater. J’ai donc fait tout ce qu’il ne fallait pas pour ma santé. J’ai marché, j’ai forcé, consciente qu’il me faudra des semaines des jours pour récupérer. 

Peu de lieux visités, cette année. 
Ma visite s’est essentiellement concentrée sur l’Archevêché, l'Eglise Sainte Anne, l’espace Van Gogh, l’Eglise des Trinitaires et le Parc des Ateliers. Et autant te dire que ça suffit largement pour en prendre plein la vue. 

Cette année, clairement, c’était une meilleure sélection que l’an passé. 
Dans un esprit toujours aussi « je flirte avec l’art contemporain » , une fois de plus c’est le concept qui est privilégié, parfois au détriment de la qualité visuelle, à mon sens. 

L’Afrique est mise à l’honneur, ce coup-ci. Entre les gagneurs de prix, les dénonciateurs esthétiques et les thématiques Africa Pop !, exit le souffle glacé des prises de vues slaves (dont je raffole, personnellement).

La photo de rue s’installe de pied ferme au festival. Une discipline que je trouve ennuyeuse. Fabuleuse à regarder sous le prisme de l’empreinte du temps, quelconque à souhait lorsqu’elle s’en passe. Les salles qui les affichaient m’ont vues déambuler avec indifférence. 

Dans le hangar d’attribution des prix, on pousse toujours plus loin le conceptuel. Si quelques unes m’ont charmées, je me suis dit globalement que merde, pour gagner un prix à Arles, il faut vraiment faire de la merde avoir de la chance. 

J’ai détesté certaines expositions. Hara Kiri (l’humour potache, c’est pas ma came), les dents d'Elad Lassry (une seule question : Pourquoi ?), Nouveau démenti de la mission spatiale Viking 4 (Ok, et alors ?), Sid Grossman (1000 petits formats dans une salle, mais putain, faites des agrandissement, la scénographie nous emmerde !), Maud Sulter (mais euh, quitte à faire du collage, autant ne pas le faire à l’arrache, t'en penses quoi ?).


A contrario certaines m’ont subjuguées, m’ont fait sourire ou m’ont interpellée. En voici la liste exhaustive. 


Looking Beyond the Edge, Don McCullin 

les rencontres d'arles 2016
les rencontres d'arles 2016 don mccullin


Pamoison pour cet artiste. Photoreporter british, connu pour ses photos de guerre. Petite ressemblance physique avec Clint Eastwood, le même gout pour les mêmes sujets. 
McCullin c’est du noir et blanc, uniquement. Des paysages, urbains, sauvages, des portraits, des scènes. Des formats grands à moyens. Il souffle un air globalement british dans son travail photographique. Bonheur. 

Ses sujets, ce sont des sans-abris, des habitants des quartiers pauvres de Londres, ou de ces villes oubliées par le miracle industriel, dans les années 50. Haworth, Bradford, McCullin en dresse un portrait pictural saisissant. C’est du rêve et de la poésie qui danse sur le désastre, sur la saleté. 
Le sans-abri le plus sale prend des airs d’ange héritier du chaos, la révolte gronde sous le ciel pollué des crachats d’usines. 

Seul bémol : les plaques de verre. Les putain de plaques de verres des cadres qui viennent tout teinter du reflet inutile de la gueule des autres visiteurs. Je plisse les yeux, je m’irrite, je bouge dans tous les sens pour saisir l’image dans son ensemble, sans que les silhouettes de passage et le blanc du néon y apparaissent.

Le livre, recueil de clichés, épais comme la Bible, est d’une beauté à s’y noyer. L’exposition se rythme de quelques citations du photographe, expliquant son travail avec force et passion. Il n’est pas impossible que sa manière de voir invite la tienne à la réflexion. 

Noir sauvage, mélancolique. C’est beau, c’est profond.


A voir absolument. 
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Looking Beyond the Edge, Don McCullin, EGLISE SAINTE ANNE



Salut à toi, lionne noire, Zanele Muholi

les rencontres d'arles 2016 zanele muholi
les rencontres d'arles 2016 zanele muholi


Zanele Muholi, ce sont des grands formants dans une grande salle maculée de blanc. Des autoportraits, uniquement. 

Artiste Sud Africaine, engagée pour la cause LGBT, ses photos racontent le douloureux sentiment d’exclusion d’une femme noire lesbienne dans un pays encore marqué par l’apartheid. Ses prises de vues sont frontales, assumées. Son regard nous défie, rempli de fierté. 

Zanele se met en scène, joue avec des accessoires, passe d’un bord à l’autre. C’est beau, c’est poétique, c’est travaillé, c’est fascinant. 
Le contraste entre la peau noire et les murs blancs de l’expo est saisissant. Pour parfaire la beauté de ses tons de noir, l’artiste s’enduit la peau d’un produit, qui prend si bien la lumière. 

Je me suis postée longtemps face à ses autoportraits, devant lesquels je me suis sentie toute petite, écrasée par le talent. 

Exposition renversante de beauté et d’émotion.  

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Somnyama Ngonyama, Zanele Muholi - PARC DES EXPOSITIONS



Etrangère en terre familière, Sarah Waisawa



Sarah Waisawa c’est une lauréate du très convoité Prix de la Découverte, du festival édition 2016.
Sa série surprend, attire l’oeil au premier regard. 

Ce sont des formats moyens. Une photo encadrée aux côtés d’un objet, visible sur la prise de vue. Ce qui saisit, c’est le contraste de couleur. Une femme aux cheveux violets se balade dans une ville africaine, flottante, en marge des activités. Un coup d’oeil plus précis et l’on comprend vite qu’il s’agit d’une femme albinos. Et c’est encore d’exclusion, du regard de l’autre que traite cette série. 

Dans un contexte où les albinos sont encore persécutés en Afrique Sub saharienne, pour leurs prétendus pouvoirs magiques, cette femme déambule, solitaires, sans jamais rentrer en contact avec les autres. La forme de la robe, les expressions et les couleurs choisies prêtent un caractère onirique au travail de l’artiste. On en viendrait à douter, cette femme existe-t-elle vraiment, ou est-ce un rêve ? 

J’ai tout aimé dans le travail de l'ougandaise Sarah Waisawa. Les couleurs, l’esthétique, la forme scénographique, l’aspect poétique, et le propos de fond. Son travail présente l'Afrique sous un autre jour, comme pourraient en témoigner ses très belles photos de mode.

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Etrangère en terre familière, Sarah Waisawa, PARC DES EXPOSITIONS




Yokoainoshima, Charles Fréger

les rencontres d'arles 2016 charles freger
les rencontres d'arles 2016 charles freger

Ce sont des grands formats, exposés sur des panneaux colorés dans une belle église arlésienne. 
Sujet japonisant. Esprit WTF, donc. Esthétique, parfois onirique, le travail de l’artiste flirte aussi avec les frontières de l’angoisse.

Dans cette série, Charles Fréger explore les traditions peu connues de la campagne japonaise. Lui-même fils d’agriculteur promis à une carrière d’agriculteur avant de s’en échapper avec un appareil photo, c’est tout naturellement que l’artiste s’intéresse au milieu rural. 

Ce sont des japonais natifs, pratiquant ces rites, qu’il pose dans un décor de son choix.

A aucun moment, on ne voit un seul visage. Le photographe s’arrange pour nous cacher la face de ses sujets, d’une façon ou d’une autre.
Un peu monstrueux, l’intérêt ethnologique se couple à l’aspect esthétique. Le visiteur est déstabilisé, circonspect devant cette tranche d’humanité un peu anxiogène mais tellement belle.

J’ai adoré ce travail. Cette touche de folie très japonaises, la beauté des prises de vue, derrière lesquelles on devine un sacré taff en post production.

Coloré et singulier. Aux frontières de l’esthétique et de l’étrange. 


A découvrir absolument. 

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Yokoainoshima, Charles Fréger, EGLISE DES TRINITAIRES

End, Eamonn Doyle

les rencontres d'arles 2016 eamonn doyle
les rencontres d'arles 2016 eamonn doyle

Eamon Doyle c’est un étage à la scénographie bien soignée. Salle plongée dans le noir, musique au souffle angoissant, panneaux lumineux installés derrière les photos, compositions rythmées, qui alternent, grand, petit et moyen formats. 

Un seul mot d’ordre : Street photographie. Dans les rues de Dublin. 
Le travail est de qualité, l’oeil de l’artiste vif et esthétique. Les panneaux grands formats impressionnent.
Il s’est pourtant dégagé un sentiment de malaise pour ma part, dans cette salle. Peut être pour l’ambiance anxiogène volontairement crée, peut être pour les sujets photographiés, qui n'expriment pas toujours un visage très rassurant.  

Les séries « I », « On » et « End » se côtoient et dialoguent entre elles dans cette exposition, de belle photographies.

Un peu déçue cependant de voir que les rues de Dublin ne sentent pas un seul instant l’Irlande, mais la mondialisation la plus crasse. Quelle différence in fine entre les rues de Dublin et les rues de New York ? Aucune si on en croit le travail d’Eamonn Doyle. 

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End, Eamonn Doyle, ESPACE VAN GOGH

The Jungle Show, Yann Gross

les rencontres d'arles 2016 yann gross
les rencontres d'arles 2016 yann gross

Photographe suisse, exposé dans salle à engeance suisse, scénographie par une agence suisse, avec le soutien de mécénats suisses. Ça pourrait puer le communautarisme. Mais non, il s’agit du travail mi documentaire-mi poétique de l’artiste Yann Gross qui pour les besoins de sa série, s’est exilé 2 ans en Amazonie, pour partir à la rencontre des peuples qui jalonne le long du fleuve.

La scénographie est magnifique. Plongé dans le noir, une grande toile reconstituant la foret tropicale, et des caisses empilées au fond desquelles sont projetées les photos rétro-éclairées, le visiteur déambule, plutôt timidement, entre les prises de vue.

J’attire ton attention sur le fait qu’il faut lire le commentaire plaqué à l’envers de la caisse de chaque photo pour comprendre la portée du travail de l’artiste. Chaque photo a son histoire, de la prostituée qui enfile le costume de la mystique femme jaguar, cruelle divinité guérisseuse locale, au groupe de rap sur sa charrette, terreur des alentours, jusqu’à la reine de beauté qui a remporté une chirurgie esthétique en premier prix.   

Avec poésie, le photographe interroge le regard occidental en remontant les traces d’expéditions passés par les conquistadors, et explore l’impact de l’homme sur l’environnement amazonien. 

Je regrette de n’avoir pas eu le temps de me pencher plus longuement sur le travail passionnant de fond et de forme de Yann Gross.

Acheter son livre The Jungle Book me tente énormément.   

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The Jungle Book, Yann Gross, PARC DES ATELIERS


Une histoire de la misogynie, chapitre 1 : De l'avortement, Laia Abril

les rencontres d'arles 2016 laia abril
les rencontres d'arles 2016 laia abril


De prime abord, je ne comprenais pas là où voulait en venir l'artiste, avec ses découpes scientifiques.  Et puis j'ai vu le Jésus qui pleure avec des foetus dans la main, et j'ai compris. L'avortement.

Un sujet qui fâche encore en 2016. Comment est-ce possible ? En 2014 une loi avait failli compromettre le droit des espagnoles a en jouir, d'où certainement la réaction de la photographe catalane. Dans un monde où 47 000 femmes meurent encore chaque années d'avortement clandestin, il y a aussi celles qui font face aux lois pénales.

Discours ronflants d'hommes politiques octogénaires (lol mais toi ta gueule), histoire de médecins envoyés en prison pour avoir pratiqué l'IVG, témoignages de femmes. De quoi avoir très froid dans le dos.

Outre les outils chirurgicaux du Musée de l'avortement de Viennes, l'artiste recense les méthodes utilisées, celles qui le pratiquent avec les cintres en fer, les tiges de parapluie, les aiguilles à tricoter (coucou mon arrière grand-mère qui en est morte).

N'oublions jamais qu'à ceux qui accusaient de proclamer une loi tuant des milliers d'enfants, Simone Veil à répondu qu'au contraire, cette loi sauverait la vie de milliers de femmes. Laia Abril fait réfléchir sur un droit qui, s'il nous semble acquis en France en 2016, menacera toujours d'être retiré, comme le disait une autre grande Simone, Simone de Beauvoir.

Je quitte la salle, vraiment très énervée. Et pense si fort à ma grand mère, dont la jeunesse fut réduite à néant pour ça. Et je me dis que si droit a avortement il y avait eu dans les années 40, mon éducation et donc ma vie n'auraient peut être pas été les mêmes.

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De l'avortement, Laia Abril, PARC DES ATELIERS



Mauvais genre, collection Sebastien Lifshitz

les rencontres d'arles 2016 mauvais genre
les rencontres d'arles 2016 mauvais genre



Mauvais genre, c’est une collection étonnamment riche de multitudes de photos trangenres. Des hommes et des femmes, de 1880 à 1980, qui se travestissent, loin de notre présent LGBT revendiqué, de plus en plus accepté. C’est dans l’intimité, timidement, que ces hommes et femmes se mettent en scène devant l’appareil photo.

Le collectionneur, Sebastien Lifshitz, les a chinées dans les puces et sur internet, ces photo amateur, peut être prises dans le plus grand secret. Ce qui étonne, en dehors de sa variété, c’est son nombre (500 photos) à une époque où le comportement déviant est sévèrement puni par la loi.

Les clichés du 19ème rappellent à quel point le costume, de tout son poids, se fait maître de l’ordre social et emprisonne dans un genre masculin ou féminin. Homosexualité, militantisme féminin, ces marginaux racontent une histoire oubliée, tue, assumée seulement des générations plus tard.

Est-ce un jeu ? Est-ce un instant de vie ? Une pratique quotidienne ? Qui est derrière l’appareil ? Ces images soulèvent tant des questions.

C’est frais, libre, fier et audacieux.

J’ai adoré. 

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Mauvais genre, collection Sébastien Lifshitz, PARC DES ATELIERS


Parfaites imperfections, l'art d'embrasser le hasard et les erreurs

les rencontres d'arles 2016 parfaites imperfections


C'est une collection, la collection Eric Kessel, Qui ose le difficilement pensable : prend le contre-pied de la tendance actuelle, aimer, oeuvrer et travailler pour obtenir la perfection.

Dans cette série de photos, d'installations et de sculptures, photographes, artistes et plasticiens interrogent l'imperfection, encensent l'art d'embrasser le hasard et les erreurs, sous une forme de lacher prise pas toujours naturelle.

J'ai particulièrement apprécié certaines photos que le timming du hasard a rendu magiques.
Les Installations du collectif Putput, très réussies, sont esthétiquement et abominablement horripilantes pour des yeux comme les miens, yeux de graphiste, habitués à lécher les images à la recherche de l'imperfection à neutraliser.

Certaines salles de l'expo sentaient par contre très fort l'amateurisme. Et ça, ça le fait moyen dans des expos d'envergure comme les Rencontres d'Arles.

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Parfaites imperfections, PALAIS DE L'ARCHEVECHE



Disturb Reality, Beni Bischof

les rencontres d'arles 2016 beni bischof
les rencontres d'arles 2016 beni bischof


En photo tout est faux, dit le photographe. Et c'est sous ce credo que sa folie créatrice s'exprime.  

C'est le monde de l'Absurde avec un grand A. Une déferlante de débordements. Ce ne sont que des détournements d'images existantes. Qu'il tourne en dérision, systématiquement.

J'ai ri. J'ai tellement ri des conneries du photographe. Saucisse ou doigt transpercent les orifice de Nathalie Portman, le moindre chat a dix yeux, une bouche se greffe sur une main...

Bref, du grand n'importe quoi, sur lequel souffle un vent de fraicheur et de liberté. A première vue dépourvu de sens, le propos de l'artiste invite au final à une réflexion sur le pouvoir de l'image.

J'ai trouvé le propos de l'artiste, qui n'a pas peur du ridicule curieusement drôle et rafraichissant. Bravo pour cette audace et cette liberté.

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Disturb Reality, Beni Bischof, PARC DES ATELIERS 





CONCLUSION : Si, par boulimie visuelle, tu t’attendais à une avalanche de beauté, d’esthétisme et de volupté, tu seras sacrément déçu. Le concept, les gars. Les sélections des Rencontres d’Arles, ça fait trois ans qu’elles sont clairement tournées vers le conceptuel ou le documentaire. Exit la poésie, la subtilité, la délicatesse. Le contemporain a le vent en poupe.

Personnellement j’ai quand même réussi à en prendre plein la vue cette année. On dit de l’édition de 2016 qu’elle se veut plus douce, clairement marquée par les événements de l’année, la menace terroriste et la désunion des amitiés européennes. Son directeur, la définit comme "un état des lieux de la photographie dans toute sa variété".


REMARQUES PRATIQUES : Je t’encourage à (re)lire ce papier sur l’édition 2015 des Rencontres d’Arles ici. 


A NOTER : Cette année le festival d’Arles adapte ENFIN ses horaires. Plus de fermeture aberrante à 18h. C’est désormais à partir de 19h que les portes se ferment, certaines structures poussent même le vice jusqu’à 19h30 ou même 20h. 

Ne pas y aller un samedi. A Arles en été, c’est jour de marché. Ça paralyse la ville car le marché se tient sur son artère principale, le boulevard des Lices.

Attention aux dates progressives de fermetures des salles. De façon générale, c'est le dernier week end d'Août que les fermetures commencent.

Le week-end entier s’impose, pour profiter pleinement du festival et de la ville, sans s’imposer un rythme effréné, suffoquant.


  L I E N S  

- Review du festival par les copines de En mode bonheur : ici

- Review du festival par Mr. Bernard : ici

- Guide du festival : ici

- Guide (discutable) du meilleur d'Arles en un jour : ici

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Les rencontres de la photographie

Du 4 Juillet au 25 septembre 2016
https://www.rencontres-arles.com/
36€ le pass journée.

1 commentaire:

  1. Bonne critique.
    J'ai aussi été déçue par certains concept trop conceptuels, des expos pas artistiques à mon goût, du coup ce n'est pas ce que j'attends des Rencontres qui ne sont pas censées être un laboratoire d'art contemporain, enfin je crois.. Même remarque pour les Prix des Rencontres.....
    Mais je partage quasi tous tes coups de coeur. J'ajoute Hans Silvester sur la communauté Bench que j'ai adoré ! Un vrai voyage à la découverte de cette communauté attachante et créative.

    A bientôt,
    Julie

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